
Assessment of dyslexia and dysorthographia: how to recognize them and when to consult
L'été tire à sa fin et, déjà, tu penses à la rentrée. Tu revois les soirs de devoirs de l'an dernier: ton enfant qui s'installe, crayon en main, qui essaie, qui essaie encore. Et pourtant, les mots se mélangent, la lecture s'étire, l'écriture le fatigue. Tu le regardes: un enfant curieux, allumé, capable de raconter mille histoires à l'oral. Mais devant une page, l'effort prend toute la place.
À l'approche du retour en classe, l'idée de retrouver la période des devoirs ramène parfois une petite inquiétude. Bien souvent, c'est le parent qui fait le premier constat: l'impression de manquer de réponses, le doute d'accompagner comme il le faudrait. À l'école, l'enseignant, l'éducateur ou l'orthophoniste peuvent aussi remarquer ces difficultés, mais c'est souvent à la maison qu'apparaissent les premiers doutes. Et cette question qui revient: et si c'était un trouble spécifique d'apprentissage? Plus qu'un simple manque d'effort?
Souvent, la réponse apporte un soulagement. Derrière ces efforts se cachent parfois une dyslexie ou une dysorthographie, deux troubles d'apprentissage fréquents chez les enfants d'âge scolaire au Québec. Et voici l'essentiel: une fois nommés, ils se comprennent, se soutiennent et s'accompagnent. Des solutions concrètes existent, et ton enfant peut s'épanouir.
Dans cet article, tu découvriras les signes de la dyslexie et de la dysorthographie selon l'âge, leurs causes, le bon moment pour consulter et le rôle clé d'une évaluation neuropsychologique pour éclairer le parcours de ton enfant.
Dyslexie et dysorthographie: deux troubles distincts, souvent présents ensemble
La dysorthographie est un trouble d'apprentissage, d'origine neurologique, qui touche l'orthographe et l'expression écrite. Transformer les sons en lettres, retenir les règles, mémoriser les mots irréguliers: chaque étape de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture mobilise une grande énergie. Ton enfant déborde d'idées à l'oral, mais les écrire devient un marathon.
La dyslexie, elle, touche la lecture. Associer les lettres aux sons, puis reconnaître les mots, demande à ton enfant un effort soutenu. L'enfant dyslexique décode lentement, bute sur certains mots, perd parfois le fil. Et cela n'a rien à voir avec un manque d'intelligence ou de curiosité.
À ce sujet, ces deux troubles demeurent distincts, mais ils voyagent souvent ensemble: le CHU Sainte-Justine rappelle que la dyslexie s'accompagne presque systématiquement de la dysorthographie. C'est pourquoi on parle fréquemment de la dyslexie et de la dysorthographie d'un même souffle, comme un duo à comprendre globalement.
Au Québec, les troubles spécifiques des apprentissages concerneraient environ 4 % à 6 % des élèves, et la dyslexie elle-même de 3 % à 5 % des enfants d'âge scolaire, selon l'Ordre des psychologues du Québec. Ton enfant fait donc partie d'un groupe bien réel, bien documenté et de mieux en mieux accompagné.
Les causes de la dyslexie et de la dysorthographie
Les causes de la dyslexie et de la dysorthographie tiennent au fonctionnement du cerveau. Il s'agit d'un trouble d'apprentissage d'origine neurologique: ton enfant traite le langage écrit d'une manière qui lui est propre.
Souvent, la dyslexie touche la façon dont l'enfant associe les sons aux lettres - c'est ce qu'on appelle le traitement phonologique. Comme tout part de là, apprendre à lire, puis à maîtriser l'orthographe, lui demande plus d'efforts.
L'hérédité joue aussi un rôle: la dyslexie se retrouve fréquemment chez plusieurs membres d'une même famille. Comme le langage oral et le langage écrit sont étroitement liés, un trouble du langage peut parfois accompagner le portrait.
Comprendre ces causes change le regard: ton enfant apprend simplement d'une façon différente. Son cerveau emprunte d'autres chemins pour arriver à la lecture et à l'écriture. Avec les bonnes stratégies et un accompagnement adapté, ces chemins se renforcent, et les apprentissages progressent à son rythme.
Les signes à observer selon l'âge
Les signes de la dyslexie et de la dysorthographie évoluent avec l'âge et le parcours scolaire. Les reconnaître tôt ouvre la porte à un soutien rapide et efficace.
Au préscolaire et au début du primaire
Avant même l'apprentissage formel de la lecture, certains indices attirent l'attention: un bel intérêt pour les histoires qui contraste avec une difficulté à reconnaître les rimes, à mémoriser les lettres et les sons, ou à retenir des suites comme les jours de la semaine. Dès la première année du primaire, ces signes méritent qu'on y prête attention.
Lors de l'apprentissage de la lecture (dyslexie)
Quand vient le temps d'apprendre à lire, la dyslexie se manifeste par une lecture hésitante, des confusions entre des lettres semblables et un effort marqué pour lire les mots irréguliers. On décrit souvent trois formes de dyslexie: la dyslexie phonologique (le décodage des sons), la dyslexie de surface (la reconnaissance globale des mots, dont les mots irréguliers) et la dyslexie mixte, qui réunit les deux. Connaître le type de dyslexie aide à cibler le soutien. Ces difficultés en lecture se révèlent davantage à mesure que les apprentissages avancent.
Chez l'adolescent et l'adulte
La dyslexie persiste au-delà de l'enfance. À l'adolescence et à l'âge adulte, plusieurs personnes développent des stratégies de compensation efficaces; la lecture peut rester plus lente, l'orthographe plus exigeante, et une fatigue apparaître après un long effort de lecture.
La lecture et l'écriture sont au cœur du quotidien, bien au-delà des années d'école. Pourtant, selon la Fondation pour l'alphabétisation, environ 46 % des adultes québécois de 16 à 65 ans éprouvaient en 2022 de la difficulté à lire un texte complexe - une forme d'analphabétisme fonctionnel, en baisse par rapport à 53 % en 2012. Les causes sont multiples, et c'est bien pourquoi agir tôt compte autant: reconnaître une dyslexie ou une dysorthographie pendant l'enfance, puis bien l'accompagner, aide ton enfant à bâtir des bases solides pour la vie adulte.
Même à l'âge adulte, mettre un nom sur ces difficultés reste utile: un portrait clair ouvre la voie à des outils adaptés, à l'école comme au travail.
À quel âge consulter? Le bon moment pour une évaluation
Plus qu'un âge précis, c'est le bon moment qui compte. Dès le préscolaire, l'observation attentive a déjà de la valeur. Le dépistage formel de la dyslexie devient généralement fiable vers 7 ou 8 ans, après une année ou deux d'apprentissage de la lecture, lorsque l'écart avec les attentes se précise.
Souvent, ce sont les parents qui sentent les premiers que quelque chose accroche, suivis de près par l'enseignant(e), lorsque la lecture et l'écriture prennent de l'ampleur en classe. À l'école, l'orthopédagogue peut faire un premier repérage et amorcer une rééducation de la lecture et de l'écriture. L'évaluation neuropsychologique, elle, vient ensuite confirmer le portrait et orienter le soutien.
Plus tôt les difficultés sont comprises, plus vite le soutien se met en place - et c'est précisément là que réside l'avantage d'agir rapidement. Si tu remarques que les défis en lecture ou en écriture s'installent et touchent l'estime de ton enfant, le moment est bien choisi pour consulter.
Il arrive aussi que certains spécialistes jugent le trouble pas assez marqué pour justifier une prise en charge sur le moment. C'est qu'un grand nombre d'enfants arrivent à compenser autrement: ils s'appuient sur leur mémoire, leur intelligence et différentes stratégies pour suivre le rythme, parfois jusqu'en quatrième année. Les apprentissages se complexifient alors, les difficultés deviennent plus visibles, et un portrait qui semblait léger peut se préciser. Si le doute persiste malgré une première réponse rassurante, il reste tout à fait pertinent de revenir consulter.
D'autres troubles accompagnent parfois la dyslexie: la dyscalculie (les mathématiques), un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou un trouble du langage. L'Ordre des psychologues du Québec note d'ailleurs qu'une bonne part des personnes dyslexiques présentent aussi des signes de TDAH. Plus rarement, un trouble neurodéveloppemental comme le trouble du spectre de l'autisme (TSA) fait partie du portrait. Une évaluation neuropsychologique pour enfant permet justement d'y voir clair et de saisir l'ensemble de son fonctionnement.
Comment se déroule une évaluation neuropsychologique
L'évaluation neuropsychologique se déroule dans un cadre bienveillant et rassurant, avec un neuropsychologue. L'objectif est simple: mieux comprendre comment ton enfant apprend, pense et fonctionne. Tout avance étape par étape.
Elle commence par une rencontre qui retrace l'histoire de ton enfant, son parcours à l'école et tes observations de parent. Viennent ensuite des tests adaptés à son âge, souvent présentés comme des jeux et des exercices, qui explorent la lecture, l'écriture, le langage, l'attention et la mémoire, et qui permettent de cerner une dyslexie ou une dysorthographie. Le neuropsychologue analyse ensuite le tout, puis te présente les résultats lors d'une rencontre de bilan, en mots simples et accompagnés d'un rapport écrit clair.
C'est là que réside toute la valeur de la démarche. Tout d'abord, mettre un nom sur les difficultés apaise et rassure toute la famille. L'évaluation met en lumière les forces de ton enfant autant que ses défis, et le neuropsychologue formule des recommandations concrètes, pensées sur mesure pour la maison et pour l'école: stratégies de lecture et d'écriture, outils technologiques d'aide, aménagements en classe comme du temps supplémentaire aux examens, et orientation vers les bons professionnels. Ces pistes facilitent la collaboration avec l'équipe scolaire. Et en comprenant mieux son fonctionnement, ton enfant gagne en confiance et en estime de soi.
Surtout, l'évaluation ouvre la voie aux solutions: elle trace la carte, et l'accompagnement la met en action. L'orthopédagogie tient une place de choix pour rééduquer la lecture et l'orthographe, le soutien d'un orthophoniste s'ajoute lorsque le langage oral est sollicité, et des stratégies adaptées s'installent au quotidien. Un portrait clair devient ainsi un vrai point de départ vers la réussite.
Après le diagnostic: les ressources et l'accompagnement disponibles
Recevoir un diagnostic de dyslexie ou de dysorthographie apporte souvent un soulagement: enfin, les difficultés ont un nom, et un plan se dessine. Mais ce n'est que le début du cheminement.
L'accompagnement combine plusieurs approches qui ouvrent la voie à la réussite. L'orthopédagogie rééduque la lecture et l'orthographe par un enseignement explicite et structuré. En milieu scolaire, un plan d'intervention et des mesures d'adaptation soutiennent ton enfant au quotidien. Les technologies d'aide complètent le tout: un rapport du Fonds de recherche du Québec montre qu'en contexte d'écriture, elles rehaussent la confiance, augmentent le sentiment d'efficacité personnelle et apaisent l'anxiété aux évaluations, tout en améliorant l'orthographe. À la maison comme à l'école, l'éducateur spécialisé et le psychoéducateur ajoutent un précieux appui pour préserver la motivation et l'estime de soi.
Et les résultats suivent. Au Québec, le taux de diplomation et de qualification des élèves en difficulté d'apprentissage est passé de 46,9 % en 2007-2008 à 65,2 % en 2022-2023 - une hausse de 18% en quinze ans, signe que l'accompagnement fait une réelle différence. Certaines études canadiennes vont même plus loin: avec un accompagnement soutenu, les élèves ayant un trouble d'apprentissage figurent parmi ceux qui réussissent le mieux, avec des taux de diplomation avoisinant 90%.
Le message est lumineux: bien repéré et bien soutenu, ton enfant a toutes les cartes en main pour s'épanouir. Avec ses cliniques de Boucherville, Montréal et Saguenay, Familio rend ce soutien accessible près de chez toi. Une évaluation neuropsychologique pour enfant est un premier pas concret, et ses services destinés aux enfants et à leur famille prennent ensuite le relais.
Si le doute persiste, n'attends pas qu'il s'installe. Devant des difficultés en lecture ou en écriture qui persistent, prévoir une évaluation neuropsychologique n'a rien d'alarmant: c'est un geste proactif qui transforme l'incertitude en repères clairs et qui donne à ton enfant toutes les chances de réussir. Plus tôt on comprend son fonctionnement, plus vite le bon soutien se met en place. → Faire une demande
Ressources
Institut des troubles d'apprentissage (Institut TA)
Guides pratiques, dossiers thématiques et formations pour parents et enseignants sur la dyslexie-dysorthographie.
https://www.institutta.com/
Allô prof (Alloprof)
Aide aux devoirs gratuite et dossiers pour les parents, dont un dossier complet sur la dyslexie. Pour aider votre enfant à lire et à écrire.
https://www.alloprof.qc.ca/
Apprendre ensemble (Institut TA + Alloprof)
Activités gratuites téléchargeables conçues pour les enfants ayant un trouble d'apprentissage (TDAH, dyslexie-dysorthographie, dyscalculie, etc.).
https://www.apprendre-ensemble.ca/
Association québécoise des neuropsychologues (AQNP)
Fiche Info-trouble sur la dyslexie-dysorthographie et le rôle de l'évaluation neuropsychologique.
https://aqnp.ca/documentation/developpemental/dyslexie-dysorthographie/
AFPED+ (Association francophone des troubles d'apprentissage)
Information, ressources et formations pour mieux comprendre les troubles d'apprentissage et accompagner son enfant.
https://www.afped.ca/
Naître et grandir
Documentation accessible et vulgarisée sur la dyslexie et les troubles des apprentissages.
https://naitreetgrandir.com/
Dyslexie et troubles d'apprentissage - Canada
Dyslexie Canada (Dyslexia Canada)
Organisme national de sensibilisation et de défense des droits; information sur les signes et le dépistage précoce.
https://dyslexiacanada.org/fr/accueil
Association canadienne des troubles d'apprentissage (LDAC-ACTA)
Voix nationale des personnes ayant un trouble d'apprentissage; carrefour de ressources et de recherche.
https://www.ldac-acta.ca/
Alphabétisation et analphabétisme
Fondation pour l'alphabétisation
Organisme québécois offrant des outils en lecture et en écriture; offre la ligne Info-Alpha, un service de référence pour les adultes qui veulent améliorer leurs compétences.
https://fondationalphabetisation.org/
Réseau pour le développement de l'alphabétisme et des compétences (RESDAC)
Organisme pancanadien qui soutient l'alphabétisation et le développement des compétences en français.
https://www.resdac.net/
CDÉACF (Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine)
Portail de ressources et d'outils en alphabétisation et en littératie pour les adultes.
https://cdeacf.ca/
Sources
Agence de la santé publique du Canada (Health Infobase). Prévalence des troubles de longue durée chez les enfants.
https://health-infobase.canada.ca/chronic-conditions/childhood/prevalence.html
CHU Sainte-Justine. La dyslexie – Troubles de l'apprentissage.
https://www.chusj.org/fr/soins-services/T/Troubles-de-l-apprentissage/Caracteristiques/dyslexie
CHU Sainte-Justine. Les différentes classifications des troubles d'apprentissage.
https://www.chusj.org/fr/soins-services/T/Troubles-de-l-apprentissage/Classifications
Familio. Neuropsychologie.
https://www.familio.ca/services/neuropsychologue/
Familio. Orthopédagogie.
https://www.familio.ca/services/orthopedagogue/
Familio. Troubles d'apprentissage.
https://www.familio.ca/expertises/troubles-d-apprentissage/
Fonds de recherche du Québec (N. Rousseau). Rapport sur les technologies d'aide (2016-2017).
https://frq.gouv.qc.ca/app/uploads/2021/06/rapport_n.rousseau_technologies-aide_2016-2017.pdf
Gouvernement du Québec. Soutien aux élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage.
https://www.quebec.ca/education/prescolaire-primaire-et-secondaire/ressources-outils-reseau-scolaire/eleves-handicapes-difficultes-adaptation-apprentissage
Institut de la statistique du Québec. Éducation des personnes ayant une incapacité.
https://statistique.quebec.ca/vitrine/egalite/groupes-de-population/incapacite/personnes-ayant-une-incapacite-education
Ministère de l'Éducation du Québec. Les difficultés d'apprentissage à l'école – Cadre de référence pour guider l'intervention.
https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/education/soutien-eleves/Cadre-reference-guider-intervention.pdf
Ministère de l'Éducation du Québec. Taux de diplomation et de qualification des élèves en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (réponse à une demande d'accès à l'information, 2025).
https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/education/publications-adm/education/Acces-information/reponses-transmises/2025/avril-juin/25-154_Diffusion.pdf
Ordre des psychologues du Québec. Lignes directrices pour l'évaluation de la dyslexie chez les enfants.
https://www.ordrepsy.qc.ca/documents/26707/63191/Lignes%2Bdirectrices%2Bpour%2Bl%27%C3%A9valuation%2Bde%2Bla%2Bdyslexie%2Bchez%2Bles%2Benfants/139edf81-9163-4060-9c66-06f02eee0ed8
Radio-Canada. Tenir compte du taux d'analphabétisme de près de 50 % au Québec.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1914258/ecrire-lire-fondation-alphabetisation-ville-trois-rivieres-comsep
Statistique Canada. Obtention du diplôme d'études secondaires en Colombie-Britannique de 2010-2011 à 2018-2019 : un regard sur la situation par rapport aux besoins particuliers.
https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/11f0019m/11f0019m2024003-eng.htm
Frequently asked questions
La dyslexie touche la lecture (le décodage et la reconnaissance des mots), tandis que la dysorthographie touche l'orthographe et l'expression écrite. Les deux sont des troubles spécifiques des apprentissages d'origine neurologique, et ils se présentent très souvent ensemble.
L'observation commence dès le préscolaire, et le dépistage formel devient généralement fiable vers 7 ou 8 ans, après une année ou deux d'apprentissage de la lecture. Plus le repérage est précoce, plus le soutien s'installe rapidement.
Oui. La dyslexie accompagne la personne toute sa vie, et plusieurs adultes développent des stratégies de compensation efficaces. Une évaluation à l'âge adulte aide à mettre des mots sur le parcours et à choisir des outils adaptés à l'école comme au travail.
Au Québec, l'évaluation menant à la reconnaissance d'un trouble d'apprentissage comme la dyslexie est généralement réalisée par un neuropsychologue. L'orthopédagogue apporte un éclairage précieux sur la lecture et l'écriture. Et l'orthophoniste, lui, pose aussi le diagnostic: c'est important de le souligner, car son évaluation du langage oral et écrit s'avère souvent encore plus détaillée que celle du neuropsychologue. Selon le portrait de ton enfant, l'un ou l'autre, ou les deux ensemble, peuvent mener à la reconnaissance du trouble.
Une lecture lente et exigeante, des confusions de lettres, de nombreuses erreurs d'orthographe et une écriture coûteuse en énergie figurent parmi les signes les plus fréquents - surtout lorsqu'ils contrastent avec une belle aisance à l'oral.
L'évaluation neuropsychologique dresse le portrait cognitif global et précise le diagnostic; elle trace la carte. L'orthopédagogie intervient ensuite pour la rééducation concrète de la lecture et de l'orthographe. Les deux se complètent à merveille.
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