
Les impacts du télétravail sur la santé mentale: signaux et équilibre
Moins de trafic le matin. Plus de café qui refroidit dans l'auto. Pour plusieurs personnes, le télétravail a d'abord été un soulagement: des matins plus doux, du temps retrouvé, un rythme mieux adapté à la vie de famille.
Avec le temps, autre chose s'installe parfois. La journée finit, l'ordinateur se ferme, et on reste au même endroit. Les échanges se sont limités à des appels vidéo et à des messages rapides. Une forme d'isolement discrète peut alors prendre place.
Ces deux réalités cohabitent souvent chez la même personne. Au Québec, environ 35% de la main-d'œuvre travaillait à domicile en 2022, surtout en mode hybride. Les effets du télétravail sur la santé mentale dépendent surtout des conditions dans lesquelles il se vit.
Si tu travailles de la maison, à temps plein ou quelques jours par semaine, cet article t'aide à faire le point: ce que le télétravail peut apporter, les signes qu'un ajustement devient nécessaire et des pistes concrètes pour garder ton équilibre.
Le télétravail, ni bon ni mauvais: tout dépend des conditions
Travailler à la maison, au bureau ou un peu des deux: chaque formule a ses forces et ses défis. Comme pour le travail en présentiel, les effets psychologiques du télétravail dépendent surtout de la façon dont le travail est organisé.
C'est aussi ce que montrent les recherches récentes. Après avoir fait le tour des études sur le travail à distance, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) constate que les études de bonne qualité restent trop peu nombreuses pour conclure à un effet global, favorable ou défavorable, sur la santé psychologique.
Une vaste étude canadienne arrive à un constat semblable. Une fois les autres facteurs pris en compte, travailler de la maison ou au bureau ne change pas de façon notable la santé mentale, la satisfaction à l'égard de la vie ou le stress.
Ce qui semble compter davantage, ce sont les conditions. Elles peuvent agir comme facteurs de protection ou comme facteurs de risque:
la charge de travail;
l'autonomie;
le soutien de l'équipe et du gestionnaire;
la sécurité d'emploi;
les attentes de disponibilité;
la frontière entre travail et vie personnelle;
le fait d'avoir choisi, ou non, sa formule de travail.
Une revue publiée dans BMC Public Health va dans le même sens. Avec de l'autonomie et du soutien, travailler de la maison est associé à moins de stress. Quand la charge est élevée et le soutien limité, la détresse psychologique augmente. Une formule choisie donne aussi généralement de meilleurs résultats qu'une formule imposée.
La réalité continue aussi d'évoluer. Au Canada, le travail entièrement à domicile recule depuis quelques années, alors que le mode hybride progresse. Autrement dit, la formule change, et avec elle, les défis.
Avant de parler des signaux à surveiller, regardons d'abord ce que travailler de la maison peut apporter de positif.
Les bénéfices du travail à distance pour le mieux-être
Le premier bénéfice est souvent le plus concret: le temps. Sans trajet, plusieurs personnes récupèrent plus d'une heure par jour.
Ce gain de temps se transforme souvent en petits moments qui font du bien: dormir un peu plus longtemps, prendre le temps de déjeuner, faire une marche avant d'ouvrir l'ordinateur ou passer plus de temps avec tes proches. Selon Statistique Canada, les personnes qui travaillaient de la maison dormaient un peu plus, avaient plus de temps pour leurs loisirs et se disaient plus satisfaites de leur équilibre travail-vie personnelle. Au Québec, elles étaient aussi plus nombreuses à faire de l'activité physique pendant la journée.
Le travail de la maison peut aussi donner plus de contrôle sur l'environnement: le bruit, l'éclairage, les interruptions, l'aménagement de l'espace. Pour plusieurs, cette autonomie représente un réel avantage.
Par contre, le temps retrouvé ne se transforme pas automatiquement en temps de repos. Et c'est là que la nuance devient importante.
Les impacts du télétravail au quotidien
Les effets du télétravail varient d'une personne à l'autre: un même changement peut soutenir une personne et en fatiguer une autre. Voici les effets les plus souvent observés, des deux côtés.
Ce qui peut aider
moins de temps dans les transports et un début de journée plus calme;
plus de flexibilité pour concilier travail et vie familiale;
un environnement plus tranquille, adapté à ses besoins;
plus de temps pour dormir, bouger ou voir ses proches;
une meilleure concentration pour les tâches qui demandent du calme.
Ce qui peut peser
des frontières plus floues entre la journée de travail et la soirée;
le sentiment de devoir rester joignable en tout temps;
moins d'échanges informels avec les collègues;
plus de temps assis et moins d'occasions naturelles de bouger;
des réunions virtuelles enchaînées, sans véritable pause;
des tâches domestiques qui se glissent dans chaque temps libre.
Chaque élément de ces listes reste relatif. Tout dépend de la charge de travail, de l'équipe, de l'espace disponible et de la réalité familiale. Voici comment ces effets se manifestent au quotidien.
Les frontières de la journée
Quand la maison devient aussi le bureau, la séparation entre les deux s'estompe. L'ordinateur reste ouvert après les heures. Une notification apparaît pendant le souper. Un courriel est consulté «juste rapidement» avant d'aller dormir.
Une tâche en entraîne une autre, et la journée se prolonge au-delà de l'heure prévue. Statistique Canada souligne d'ailleurs que le travail à domicile peut brouiller les limites entre travail et vie personnelle et accentuer les tensions entre les différents rôles.
Les réunions virtuelles et les pauses
Au bureau, les déplacements se font naturellement: se rendre à la salle de réunion, aller chercher un café, passer voir un collègue. À la maison, il est possible d'enchaîner trois appels vidéo sans quitter sa chaise.
Une étude canadienne a observé que la grande majorité du temps de travail à domicile se passe en position assise. L'INSPQ relève aussi une légère hausse de la sédentarité liée au télétravail, surtout pendant la pandémie de COVID-19. Cette sédentarité a un impact sur la santé physique, et le corps finit par envoyer ses propres signaux: tensions au cou ou au dos, fatigue visuelle, maux de tête, raideurs en fin de journée.
Les échanges informels
À distance, les échanges deviennent souvent plus planifiés et plus centrés sur les tâches. Les petites conversations avant une réunion ou autour de la machine à café se font plus rares.
Certaines personnes apprécient ce fonctionnement. D'autres ressentent peu à peu un manque de contact ou une baisse du sentiment d'appartenance. La qualité des relations et les occasions de contacts spontanés font alors toute la différence.
L'espace de travail
Pour certaines personnes, la maison offre un coin calme, facile à adapter. Pour d'autres, c'est la table de cuisine, entre la vaisselle et les devoirs des enfants. Quand l'espace est partagé avec la vie familiale, les limites deviennent encore plus floues.
Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail rappelle d'ailleurs que le bureau à domicile touche à la fois l'ergonomie, l'organisation du travail et la santé psychologique.
Le degré de choix
Avoir choisi sa formule, ou non, change la façon de vivre le télétravail. Une personne qui a demandé à travailler de la maison et une autre à qui on a imposé cette formule peuvent vivre leur quotidien de façon très différente.
La revue publiée dans BMC Public Health va dans ce sens: les formules choisies sont associées à de meilleurs résultats de santé que les formules imposées. L'autonomie, soit le pouvoir d'influencer sa façon de travailler, y ressort comme l'un des principaux facteurs de protection.
Cette autonomie s'applique aussi au temps gagné. Encore faut-il qu'il en reste pour soi.
Quand le temps gagné se remplit autrement
Une brassée de lavage entre deux réunions. Un souper qui mijote pendant la pause. Cette flexibilité est précieuse, mais elle peut aussi donner l'impression que tout doit se faire en même temps.
Selon Statistique Canada, les personnes qui travaillaient à domicile consacraient un peu plus de temps aux tâches ménagères que les autres. Chez les parents, une bonne partie du temps gagné allait aussi aux enfants.
Quand chaque moment libre devient une occasion d'accomplir quelque chose, il reste peu de place pour récupérer. C'est souvent à ce moment que les premiers signaux apparaissent.
Reconnaître les signes avant-coureurs
Les premiers signes d'une surcharge passent facilement inaperçus. Le travail avance, les échéances sont respectées, les messages reçoivent une réponse. En apparence, tout fonctionne.
Puis, peu à peu, quelque chose change.
Les signaux d'une santé mentale en télétravail sous pression
La fatigue prend plus de place. La concentration demande plus d'efforts. Les petites demandes semblent plus lourdes qu'avant.
Voici des signes qui méritent une attention particulière.
Dans la façon de travailler
consulter ses courriels régulièrement le soir ou la fin de semaine;
avoir l'impression de devoir rester disponible en tout temps;
prolonger régulièrement ses journées;
travailler pendant les repas;
avoir de la difficulté à s'arrêter, même une fois les tâches terminées.
Dans les émotions et l'énergie
une fatigue qui persiste malgré le repos;
plus d'irritabilité, moins de patience ou une augmentation de l'anxiété;
une baisse de motivation;
l'impression d'avoir constamment la tête pleine ou de fonctionner sur le pilote automatique;
moins d'énergie pour les activités personnelles ou sociales.
Dans le corps
un sommeil plus agité ou moins réparateur;
des tensions au cou, aux épaules ou au dos;
des maux de tête ou une fatigue visuelle plus fréquents.
Dans la concentration
des oublis plus fréquents;
plus d'efforts pour s'organiser;
des décisions qui semblent plus difficiles à prendre.
Ces signes indiquent rarement, à eux seuls, des troubles de santé mentale. Ils signalent plutôt que les périodes de récupération deviennent insuffisantes. Les reconnaître tôt permet d'agir avant que la fatigue s'installe. Pour aller plus loin, notre article sur la prévention de la fatigue mentale propose d'autres pistes.
Parmi ces signaux, l'un est plus discret que les autres: le sentiment d'isolement.
Quand le mode virtuel amplifie l'isolement
Il est possible d'avoir six réunions dans une journée et de ressentir tout de même de la solitude.
Les échanges deviennent parfois uniquement fonctionnels:
«Peux-tu m'envoyer le document?»
«On se reparle à la réunion de 14h.»
«Merci!»
La journée avance, mais les moments humains se limitent aux tâches à accomplir. Avec le temps, cette diminution des contacts peut peser, et les enjeux liés à l'isolement s'installent parfois tranquillement.
Le travail en mode virtuel réduit certaines occasions de contact social, surtout quand les interactions avec les collègues deviennent principalement virtuelles. Il mène toutefois à l'isolement seulement chez certaines personnes, selon la qualité des liens et le soutien de l'équipe. Le gouvernement du Québec recommande d'ailleurs de garder des échanges réguliers avec ses collègues quand on travaille à distance.
La fatigue, le manque de temps ou l'habitude de tout gérer par soi-même peuvent aussi pousser à se replier. Une simple conversation qui porte sur autre chose que le travail peut déjà alléger la pression. Le lien social demeure un pilier de l'équilibre.
L'isolement, comme les autres défis du travail à domicile, se vit aussi différemment selon la façon dont le cerveau de chaque personne fonctionne.
Être proactif: adapter son quotidien à son cerveau
Il est possible d'agir bien avant que la fatigue prenne toute la place. Pour choisir les bons ajustements, il est utile de comprendre son propre fonctionnement.
L'impact du télétravail sur un cerveau neurodivergent
Pour certaines personnes neurodivergentes, travailler à distance permet de mieux contrôler l'environnement: le bruit, les interruptions, l'éclairage, les déplacements ou certaines interactions sociales.
Pour d'autres, l'absence de structure externe devient un nouveau défi. Les transitions entre les tâches sont moins évidentes, la gestion du temps demande plus d'efforts et les limites entre les activités sont plus difficiles à maintenir.
Il existe donc autant d'expériences que de personnes, et les besoins varient de l'une à l'autre. Dans certains cas, travailler de la maison peut d'ailleurs devenir une mesure d'accommodement pertinente.
La question devient alors moins «Travailler à distance, est-ce mieux?» que: quelles conditions permettent à chaque personne de bien fonctionner?
Lorsque ces défis se font sentir au quotidien, une évaluation en neuropsychologie peut aider à mieux comprendre son fonctionnement et à cibler les ajustements qui conviennent. Notre article sur le TDAH chez l'adulte explique aussi quand consulter.
Reconnaître ses signaux constitue une première étape. La suivante consiste à passer à l'action.
Des stratégies concrètes pour ton mieux-être
Quelques ajustements suffisent parfois à créer plus d'espace pour récupérer.
Au quotidien
Marquer le début et la fin de la journée. Une heure fixe pour commencer et pour fermer l'ordinateur aide à délimiter le travail. Un court rituel de transition peut aussi faire la différence: une marche, un changement de vêtements, le rangement du matériel.
Aménager un espace de travail dédié. Même dans un petit logement, un coin réservé au travail ou un ordinateur rangé le soir crée un repère.
Prendre de vraies pauses. Se lever, changer de pièce, manger loin de l'écran, sortir quelques minutes.
Bouger au fil de la journée. Quelques minutes d'activité physique entre deux appels aident à sortir du mode écran.
Encadrer les notifications. Réserver des moments précis à la lecture des courriels et désactiver les alertes non essentielles après les heures de travail.
Prévoir des contacts sociaux. Un café virtuel avec un collègue, un dîner avec un proche, une activité après le travail.
Il est aussi utile d'observer son propre fonctionnement. Certaines personnes ont besoin d'un cadre précis, d'autres de flexibilité. L'objectif est de repérer ce qui soutient l'attention, l'énergie et l'équilibre.
Avec le gestionnaire ou l'équipe
Les ajustements reposent aussi sur l'organisation du travail. Quand certaines conditions deviennent difficiles à maintenir, il peut être pertinent d'en discuter. Par exemple:
revoir la charge de travail ou les priorités;
réduire le nombre de réunions ou prévoir des plages sans rencontre;
clarifier les délais de réponse attendus pour les messages;
ajuster l'horaire ou les journées au bureau;
obtenir du matériel ergonomique;
discuter de besoins liés à son fonctionnement ou à son environnement.
Demander un ajustement ne signifie pas qu'on n'y arrive pas. Cela indique simplement qu'une façon de faire demande trop d'énergie et qu'une autre organisation serait plus adaptée.
Quelle est la responsabilité du milieu de travail?
La santé psychologique au travail repose aussi sur le milieu. La charge, l'autonomie, le soutien du gestionnaire, la qualité des relations et l'environnement de travail influencent directement l'expérience du télétravail.
Une personne peut avoir d'excellentes habitudes de récupération et vivre malgré tout une surcharge si les demandes dépassent continuellement sa capacité. La prévention passe donc autant par l'organisation du travail que par les habitudes individuelles.
Au Québec, cette responsabilité est d'ailleurs inscrite dans la loi. Depuis le 6 octobre 2025, la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, souvent appelée «loi 27», oblige tous les employeurs à identifier, analyser et prévenir les risques psychosociaux liés au travail, comme la surcharge ou le manque d'autonomie. Ces obligations s'appliquent aussi aux personnes en télétravail.
Les employeurs ont donc un rôle clé à jouer. Quand leurs employés disposent d'autonomie, de soutien et d'attentes claires, le travail à la maison devient plus soutenable.
Ce qui fonctionne pour une personne ou une équipe peut toutefois être différent pour une autre.
Adapter plutôt qu'appliquer une recette unique
Temps plein à la maison, formule hybride ou présentiel: chaque formule convient à certaines personnes, à certains moments.
Certaines personnes ont besoin de structure, d'autres de flexibilité. Certaines retrouvent leur énergie dans le calme de la maison, d'autres la puisent dans la présence de leurs collègues.
Les besoins peuvent aussi évoluer avec le temps. Une organisation qui fonctionne bien à un moment peut devenir plus lourde lorsque la charge augmente, que la vie personnelle change ou que l'énergie diminue.
Plutôt que de chercher une formule idéale, quelques questions peuvent guider la réflexion:
Qu'est-ce qui aide à bien fonctionner?
Qu'est-ce qui demande trop d'énergie?
Qu'est-ce qui pourrait être ajusté?
Le changement touche parfois l'horaire, parfois l'environnement, parfois les limites entre le travail et la vie personnelle. Le plus souvent, c'est une combinaison de petits ajustements qui permet de retrouver l'équilibre.
Mieux se comprendre: la clé d'un mieux-être durable
Travailler de la maison peut faire gagner du temps, offrir de la flexibilité et permettre d'adapter son environnement. Le télétravail peut aussi rendre certaines limites plus floues et transformer la façon d'être en lien avec les autres.
Pour faire le point, quelques questions simples peuvent aider:
Est-ce que je réussis à décrocher à la fin de la journée?
Est-ce que je prends de vraies pauses?
Est-ce que je me sens en lien avec les autres?
Est-ce que mon environnement répond à mes besoins?
Est-ce que je termine mes journées avec encore un peu d'énergie pour moi?
Lorsque les difficultés persistent, s'intensifient ou commencent à nuire au quotidien, un accompagnement professionnel peut aider à comprendre ce qui se passe et à retrouver un équilibre. Plusieurs employeurs offrent aussi des programmes d'aide aux employés (PAE), qui peuvent faciliter l'accès à des consultations.
Consulter tôt permet souvent d'agir pendant que la situation est encore légère.
Besoin de soutien?
Les psychologues, neuropsychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes et travailleurs sociaux de Familio accompagnent les adultes qui vivent du stress, de l'anxiété, de la fatigue psychologique ou des difficultés au travail. Leur soutien permet de cibler ce qui contribue à la surcharge et de trouver des stratégies adaptées à chaque réalité. Nos cliniques sont situées à Montréal, à Boucherville et à Chicoutimi, et des consultations à distance sont aussi disponibles.
RESSOURCES
Info-Social 811
Service de consultation psychosociale gratuit et confidentiel, accessible 24h/24, 7 jours sur 7, partout au Québec. Téléphone: 811, option 2.
https://www.quebec.ca/sante/trouver-une-ressource/info-social-811
Gouvernement du Québec - Santé mentale au travail
Conseils pour préserver sa santé mentale au travail, dont une section consacrée au télétravail.
https://www.quebec.ca/sante/sante-mentale/s-informer-sur-sante-mentale-et-troubles-mentaux/favoriser-bonne-sante-mentale/sante-mentale-au-travail
Gouvernement du Québec - Trouver de l'aide et du soutien en santé mentale
Ressources, services et outils numériques en santé mentale offerts partout au Québec.
https://www.quebec.ca/sante/sante-mentale/trouver-aide-et-soutien-en-sante-mentale
Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST)
Fiche pratique sur la santé et la sécurité en télétravail: aménagement du bureau à domicile, ergonomie et organisation du travail.
https://www.cchst.ca/oshanswers/hsprograms/telework.pdf
Pour aller plus loin sur le blogue Familio
Prévenir la fatigue mentale: prendre soin de sa santé afin d'éviter l'épuisement
Des pistes pour reconnaître la fatigue mentale et en prendre soin avant qu'elle mène à l'épuisement.
https://www.familio.ca/blogue/prevenir-la-fatigue-mentale-prendre-soin-de-sa-sante-afin-d-eviter-l-epuisement/
Tu te demandes si c'est un TDAH? Quand consulter et à quoi sert l'évaluation neuropsychologique
Les signes du TDAH chez l'adulte, le bon moment pour consulter et le rôle de l'évaluation en neuropsychologie.
https://www.familio.ca/blogue/tdah-chez-les-adultes-quand-consulter-et-a-quoi-sert-une-evaluation-en-neuropsychologie/
Vivre avec la peur d'avoir peur: quand l'anxiété prend toute la place au quotidien
Comprendre l'anxiété lorsqu'elle prend de plus en plus de place dans le quotidien.
https://www.familio.ca/blogue/vivre-avec-la-peur-davoir-peur-quand-lanxiete-prend-toute-la-place-au-quotidien/
SOURCES
Chaput, J.-P., Tremblay, M. S., Goldfield, G. S., Prince, S. A., Biswas, A. et Colley, R. C. (2025). Is working from home good for mental health and well-being? Associations between work location, self-rated mental health, life satisfaction, and life and work stress among Canadian adults. Mental Health & Prevention, 38, 200418.
https://doi.org/10.1016/j.mhp.2025.200418
Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Risques psychosociaux liés au travail.
https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/prevention-securite/sante-psychologique/risques-psychosociaux-lies-au-travail
Familio. Ergothérapeute.
https://www.familio.ca/services/ergotherapeute/
Familio. Neuropsychologue.
https://www.familio.ca/services/neuropsychologue/
Familio. Psychologue.
https://www.familio.ca/services/psychologue/
Familio. Psychothérapeute.
https://www.familio.ca/services/psychotherapeute/
Familio. Services aux adultes.
https://www.familio.ca/clientele/services-aux-adultes/
Familio. Stress et anxiété.
https://www.familio.ca/expertises/stress-anxiete/
Familio. Travailleur social.
https://www.familio.ca/services/travailleur-social/
Institut de la statistique du Québec. L'emploi du temps de la population québécoise en 2022.
https://statistique.quebec.ca/fr/produit/publication/emploi-du-temps-population-quebecoise-2022
Institut de la statistique du Québec. Portrait du télétravail au Québec.
https://statistique.quebec.ca/fr/communique/portrait-teletravail-quebec
Institut national de santé publique du Québec. (2025). Explorer les modalités du télétravail et ses conséquences potentielles sur la santé: une revue des revues systématiques.
https://www.inspq.qc.ca/node/671291
Parent-Lamarche et coll. (2026). Teleworking and its impact on health and well-being. BMC Public Health.
https://link.springer.com/article/10.1186/s12889-026-28220-4
Statistique Canada. (26 août 2025). Le Quotidien: les Canadiens sont plus nombreux à se déplacer pour se rendre au travail.
https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/250826/dq250826a-fra.htm
Statistique Canada. (2024). Télétravail, emploi du temps et bien-être: données probantes tirées de l'Enquête sur l'emploi du temps de 2022.
https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/89-652-x/89-652-x2024003-fra.htm
Questions fréquentes
Ni l'un ni l'autre en soi. Selon les recherches récentes, dont une revue de l'INSPQ, le lieu de travail, à lui seul, fait peu de différence. Ce sont surtout les conditions qui comptent: la charge de travail, l'autonomie, le soutien de l'équipe et la frontière entre travail et vie personnelle.
Les signes les plus fréquents sont une difficulté à décrocher le soir, le sentiment de devoir rester joignable en tout temps, une fatigue qui persiste malgré le repos et plus d'irritabilité. Le corps envoie aussi des signaux: sommeil moins réparateur, tensions au cou ou au dos, maux de tête. Ces signes indiquent souvent que les périodes de récupération deviennent insuffisantes.
Fixer une heure de début et de fin, puis instaurer un court rituel de transition aide à marquer la fin de la journée: une marche, un changement de vêtements ou le rangement de l'ordinateur. Un coin réservé au travail et des notifications désactivées après les heures de travail aident aussi le cerveau à passer en mode repos.
Pour prévenir l'isolement social, il est utile de prévoir des moments d'échange qui portent sur autre chose que les tâches: un café virtuel avec un collègue, un dîner avec un proche, une activité après le travail. Le gouvernement du Québec recommande d'ailleurs de garder des contacts réguliers avec ses collègues quand on travaille à distance. Lorsque le mode hybride est possible, quelques journées au bureau peuvent aussi recréer des occasions de contacts spontanés.
Cela dépend de la personne et de ses conditions de travail. Les données récentes montrent surtout qu'une formule choisie est associée à de meilleurs résultats qu'une formule imposée. La formule la plus adaptée est celle qui soutient l'énergie, la concentration et les liens avec les autres.
Pour certaines personnes neurodivergentes, travailler de la maison aide à mieux contrôler le bruit, les interruptions et les déplacements. Pour d'autres, le manque de repères externes rend la gestion du temps et les transitions plus exigeantes. Une évaluation en neuropsychologie peut aider à mieux comprendre son fonctionnement et à cibler les ajustements qui conviennent.
Oui. Il est possible de discuter de la charge de travail, du nombre de réunions, des délais de réponse attendus, de l'horaire ou du matériel ergonomique. Dans certains cas, le travail à domicile peut aussi devenir une mesure d'accommodement. Au Québec, la loi 27 oblige d'ailleurs les employeurs à prévenir les risques psychosociaux liés au travail, y compris en télétravail.
Lorsque les difficultés persistent, s'intensifient ou commencent à nuire au quotidien, c'est un bon moment pour consulter. Les psychologues, neuropsychologues, psychothérapeutes et travailleurs sociaux de Familio peuvent aider à cibler ce qui contribue à la surcharge. Pour un soutien immédiat, Info-Social 811 est accessible 24h/24, partout au Québec.
Articles connexes

Supervision clinique en santé mentale: apprendre, évoluer et transmettre
La supervision clinique peut accompagner les professionnels de la santé mentale à différents moments de leur parcours: pendant la formation, lors des premières années de pratique, au moment d'intégrer un nouveau champ d'expertise ou simplement lorsqu'on souhaite continuer à développer sa pratique professionnelle.

Tu te demandes si c'est un TDAH? Quand consulter et à quoi sert l'évaluation neuropsychologique
Tu te demandes si c'est un TDAH? L'évaluation neuropsychologique va au-delà du diagnostic et éclaire ton fonctionnement cognitif au quotidien.

Évaluation des troubles de la dyslexie et de la dysorthographie: comment les reconnaître et quand consulter
L'été tire à sa fin et, déjà, tu penses à la rentrée. Tu revois les soirs de devoirs de l'an dernier: ton enfant qui s'installe, crayon en main, qui essaie, qui essaie encore. Et pourtant, les mots se mélangent, la lecture s'étire, l'écriture le fatigue. Tu le regardes: un enfant curieux, allumé, capable de raconter mille histoires à l'oral. Mais devant une page, l'effort prend toute la place.